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Clap de fin pour les infirmiers en ambulance à l'hôpital de Tubize

 02 avril 2019 14:31  |   Tubize

Le Centre Hospitalier de Tubize va mettre fin aux activités du PIT (Paramedical Intervention Team) dès le 1er mai prochain. Le Groupe Jolimont, à qui appartient l'hôpital, ne parvient plus à assumer les coûts de ce service déficitaire. Le service de secours d'urgence engendre une perte de 250.000€ chaque année sur les fonds propres de l'hôpital tubizien.

Le service PIT, à mi-chemin entre l'ambulance et le SMUR, fait appel aux services d'un secouriste-ambulancier issu des pompiers ainsi qu'un infirmier qualifié, là où le SMUR mobilise également un médecin urgentiste. Dans le cas de l'hôpital de Tubize, les communes de Halle, Rebecq, Ittre et Braine-le-Château sont couvertes par le service de secours, en plus de sa ville d'accueil.

À noter que pas un centime de l'investissement de 2,34 milliards d'euros dans les centres hospitaliers annoncé ce lundi par la Région wallonne ne sera utilisé pour l'hôpital de Tubize. En revanche, une enveloppe de 82 millions d'euros permettra au Groupe Jolimont de dresser un tout nouvel hôpital à Nivelles en lieu et place des centres de Tubize et Nivelles. Le personnel de ces établissements sera muté vers la nouvelle infrastructure.

Une décision unilatérale

Benoît Debande, directeur général du pôle hospitalier pour le Groupe Jolimont, déplore l'absence de soutien de la part des autorités communales et du gouverneur de la province. "Si ce système de prise en charge est remis en route à l'avenir, nous avons dit au gouverneur que nous serons prêts à prendre nos responsabilités dès lors qu'il y aura un financement approprié".

Pour Michel Januth, il est clair que le groupe "ne voit que l'aspect économique des choses". Le bourgmestre de Tubize regrette "une décision prise de manière unilatérale" malgré des négociations avec le gouverneur du Brabant wallon. Le bourgmestre pointe notamment la fin des prises en charge d'urgence pour ne laisser place qu'au service de jour, "un service d'urgence sans hospitalisation, ce n'est pas rentable".

De son côté, Gilles Mahieu, gouverneur de la Province, rappelle qu'il ne dispose d'aucun moyen financier pour répondre à la demande du Groupe Jolimont. À la suite de cette nouvelle, Gilles Mahieu précise toutefois qu'il invitera toutes les parties autour de la table, à savoir : "les hôpitaux, la Santé Publique, les autorités communales, la zone de secours, la Province ou encore les sociétés d'ambulances privées".

Le bourgmestre rebecquois Dimitri Legasse se dit "révolté" de cette décision qu'il impute à "une politique fédérale qui tend vers la réduction du niveau de santé d'urgence à une peau de chagrin".

"Un maillon disparaît, le dispositif reste en place"

Bien que la fin du service s'annonce d'ores et déjà comme une perte pour les citoyens de la région, Benoît Debande rappelle que les SMUR de Soignies, Nivelles et Halle couvrent toujours la région. "Le PIT venait comme un complément à ces structures qui pré-existaient et existeront toujours". Les ambulances, quant à elles, prendront toujours le départ depuis la caserne de Tubize mais se passeront de personnel médical.

Le gouverneur brabançon wallon soutient que seul "un maillon du dispositif disparaît mais le reste sera toujours en place". Si certaines zones de la province sont actuellement moins bien desservies par les services de secours d'urgence, la zone Rebecq-Tubize-Ittre n'en faisait pas partie. Seul le temps permettra de savoir si la fin du PIT de Tubize mettra à mal la couverture médicale de la région.

 

Florentin Franche






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