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Le tribunal civil de Bruxelles ordonne la réouverture du Bois de la Cambre

 13 novembre 2020 14:43  |   Braine-I'AlIeud - Lasne - Waterloo


Le tribunal de première instance de Bruxelles a donné raison à la Ville d'Uccle, dans la bataille judiciaire qui l'oppose à la Région et la Ville de Bruxelles. Cette dernière est contrainte de rouvrir la boucle sud du Bois de la Cambre dans un délai de 30 jours, révèle le journal L'Echo.

Pour rappel, le Bois de la Cambre avait été fermé au beau milieu du premier confinement dans le cadre d'un test portant sur un nouveau plan de circulation. Cette décision unilatérale se heurte bien vite à l'opposition de la commune d'Uccle, la STIB ou encore à plusieurs communes du Brabant wallon directement impactées par les problèmes d'embouteillages générés à l'entrée sud de Bruxelles.

Le 22 septembre, Uccle s'engage dans une bataille judiciaire avec les autorités bruxelloises devant le tribunal de première instance, jugeant les conséquences désastreuses pour les riverains. L'objectif étant de suspendre la fermeture du bois à la circulation des voitures.

30 jours pour rouvrir le sud du Bois de la Cambre

Le tribunal a finalement (et rapidement) entendu la Commune d'Uccle, estimant qu'il était anormal d'effectuer des observations afin d'établir un plan de circulation dans un contexte tout aussi anormal. Le juge a même estimé que si la Ville tenait compte des chiffres relevés durant ces tests, il s'agirait d'un "préjudice grave et difficilement réparable", indique l'Echo. Il apparaîtrait même que le plan de circulation retenu par la Ville de Bruxelles était contraire au plan régional de mobilité "Good Move", prévoyant le maintien de la circulation des voitures dans la boucle sud du bois.

"C'est un premier soulagement et c'est une décision de bon sens puisque les Waterlootois sont directement impactés par la fermeture du bois", se réjouit la bourgmestre de Waterloo. "Je comprends le choix de la Ville de Bruxelles de vouloir améliorer le cadre de vie des habitants mais ça ne peut pas se faire sans possibilité d'alternative. On a été mis devant le fait accompli sans prendre en considération les conséquences graves que ça a eu sur les communes avoisinantes. Couper une voie de passage sans conceration, ce n'était vraiment pas raisonnable. j'espère qu'on va revenir à la raison et mettre en place des choses qui soient acceptables pour tous", a encore commenté Florence Reuter.

La Ville dispose de 30 jours pour se conformer à cette décision, sous peine de devoir verser une astreinte de 2.500 euros par jour de retard.

 

F.F.










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