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Au matin du 10 mai 1940, les troupes allemandes du führer Adolf Hitler envahissent la Belgique. Toute résistance est balayée du canal Albert à la Meuse, forçant l’armée belge à se replier derrière l’Escaut puis la Lys. Du 23 au 28 mai les Belges se battront avec acharnement, ne concédant que quelques kilomètres de terrain jusqu’à la capitulation décidée par le roi Léopold III.
Georges Romain était alors télégraphiste au 13ème régiment de ligne.
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Le vendredi 10 mai 1940, l’Allemagne déclare la guerre à la Belgique.
L’armée belge est littéralement bousculée par l’offensive éclair des forces allemandes. Elle se replie derrière la Lys où elle résistera jusqu’au 28 mai, protégeant ainsi la retraite anglaise de Dunkerque.
Marcel Robert est mitrailleur au 13ème régiment de ligne.
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Michel Donnet est sergent-pilote à l’Aéronautique militaire belge. Il participe activement à la campagne des 18 jours.
Le 28 mai 40, obéissant aux ordres, il est contraint de se rendre à l’occupant, ce qui lui vaudra 17 mois de captivité en Allemagne.
Fraîchement libéré en ce mois de décembre 1940, Michel Donnet n’a plus qu’une envie : rejoindre l’Angleterre pour continuer le combat.
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Sous l’occupation allemande, c’est toute la Belgique qui se serre la ceinture. Sous prétexte d’effort de guerre, les nazis prélèvent un lourd tribut sur la population civile. Tout est rationné, la nourriture manque, le marché noir et la corruption fleurissent face à la pénurie généralisée.
A Rosières comme ailleurs on s’efforce de détourner les quelques ressources disponibles malgré la rapacité de l’occupant allemand.
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5. Face à face dans un tram |
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Après avoir remis en état de vol un biplan Stampe abandonné dans un hangar à Hoeilaart, Michel Donnet et son copain Léon Divoy vont tenter le pari fou de rejoindre l’Angleterre en avion, au nez et à la barbe des occupants allemands.
Après deux tentatives avortées, la date du grand départ est enfin fixée : ce sera la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juillet 1941.
Une épopée qui commence par un banal trajet en tram…
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Dans un hangar de Ter Block, à deux pas du château du baron Thierry D’Huart à Hoeilaart se prépare une des plus spectaculaires évasions aériennes de la seconde guerre mondiale. Michel Donnet et Léon Divoy ont remis en état de vol le biplan Stampe du Baron. Il a fallu l’équiper d’instruments de vol bricolés, puis détourner et distiller 80 litres de carburant.
Tester le moteur. Vérifier les commandes. Le tout à quelques centaines de mètres d’une garnison allemande…
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Rejoindre l’Angleterre à bord d’un avion dérobé à la vigilance de l’occupant allemand, le rêve de Michel Donnet et Léon Divoy est en passe de se réaliser. Après deux faux départs, cette troisième tentative semble être la bonne. Dans la nuit du 4 juillet 1941, à 2h30 du matin le petit biplan aux instruments bricolés s’élance sur la prairie du château de Ter Block, dans la forêt de Soignes.
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Pour nombre de Belges patriotes, l’occupation allemande est tout simplement intolérable. Les plus téméraires tentent de rejoindre l’Angleterre pour continuer la lutte armée. D’autres choisissent la clandestinité.
Le front intérieur s’organise, c’est la Résistance. Avec pour seul mot d’ordre : le secret.
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9. Réunion secrète à Ohain |
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Une petite maison sur la place d’Ohain. La résidence secondaire de Paul Goldschmidt, alors directeur du comité central industriel. C’est là qu’au mois d’août 1941 se tient une réunion clandestine qui fera date dans l’histoire sociale de la Belgique. Responsables patronaux, syndicaux et politiques vont y élaborer un document qui va servir de base à la future sécurité sociale. Claire Goldschmidt avait 12 ans à peine…
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Tous les Belges ne sont pas des résistants, loin de là. Il y a ceux qui subissent en silence, il y a ceux qui collaborent ouvertement avec l’ennemi.
Au premier rang de ces inciviques, Léon Degrelle, le chef du parti rexiste, farouchement pro hitlérien.
En 1941 il crée de toutes pièces la Légion wallonne, une unité SS belge qui se battra sur le front russe.
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